05 septembre 2011

Le powhiri des Bleus

La cérémonie officielle d'accueil de l'équipe de France a eu lieu samedi au domaine d'Orakei Marae, à Auckland. A cette occasion, les Bleus ont assisté au "powhiri", une cérémonie de bienvenue traditionnelle effectuée par une tribu maorie. Un joli moment d'émotion pour la délégation tricolore.

 
Tenue de cérémonie pour les Bleus

Et Thierry Dusautoir s'est incliné. Alors que plusieurs guerriers lui faisaient face le capitaine des Bleus a posé un genou à terre, signifiant ainsi, selon la tradition maorie, qu'il "venait en paix". Il était un peu plus de midi ce samedi à Auckland et la cérémonie d'accueil de l'équipe de France venait de débuter devant environ cinq cent personnes, dont de nombreux Français maquillés aux couleurs du drapeau tricolore.


A la démonstration de force des guerriers a succédé un haka réalisé par plusieurs dizaines de membres de la tribu Ngati Whatua o Orakei, ainsi que des chants religieux destinés à protéger les visiteurs. La délégation française s'est alors installée dans le "marae", le temple sacré, pour écouter les discours, du président de l'IRB, Bernard Lapasset, de l'ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande, Francis Etienne, et du maire d'Auckland, Len Brown, notamment. Ce dernier a d'ailleurs donné rendez-vous aux Tricolores le 23 octobre prochain pour la finale, face aux All Blacks bien entendu...


Un moment solennel


Chaque Français a reçu une cape et effectué le hongi, salut maori exécuté front contre front, avant qu'un cadeau particulier ne soit offert à chaque joueur. Un cadeau que souhaitait leur faire la tribu d'Auckland : les trente Bleus se sont vus remettre un maillot de rugby spécialement créé pour l'occasion. Pour la petite histoire, les manches sont ornées des chiffres 29 et 9, rappel du score de la première finale de Coupe du monde en 1987, qui avait vu les Néo-Zélandais vaincre le XV de France...


Pendant un peu plus d'une heure, les Tricolores ont vécu leurs premiers instants d'exception de ce Mondial : "C’était une cérémonie assez étrange, témoigne Imanol Harinordoquy. J’ai déjà vécu d’autres cérémonies de Coupe du Monde mais là c’était particulier, on ressentait vraiment qu’on était sur la terre des All Blacks avec tout leur esprit. On sentait même la présence des ancêtres. On ne s’attendait pas vraiment à ça mais c’était très agréable à vivre. Il y avait un côté un peu mystique. Quand ils vous regardent, ils ont l’air envoûtés." Heymans, tout aussi touché : "C'est bien d'avoir pu toucher du doigt leur culture avec cette cérémonie. On en a parlé entre nous dans le bus en revenant, personne n'est resté insensible. Après, nous avons bien compris qu'ils nous attendent de pied ferme. La Coupe du monde a commencé, ça y est ." "Tout ça, ce n'est pas du cinéma", conclut William Servat. Non, en effet. Et les Bleus entreront véritablement dans la réalité de cette Coupe du monde le 10 septembre, pour leur premier match, contre le Japon.


Le powhiri des Bleus
Par Emilie DUDON, envoyée spéciale Midi Olympique-Rugbyrama 03 septembre 2011 à 21:15

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